D’après Rossano Alberto ROSSO, la Croix-Rouge italienne a toujours été à la pointe de l’utilisation des moyens et des techniques les plus modernes pour mener à bien sa tâche avec une efficacité maximale. Quand donc, à l’efficacité de l’intervention, il faut ajouter aussi le plus haut degré de sécurité possible, l’utilisation de systèmes sophistiqués devient une règle. C’est le principe qui a poussé le service de sauvetage aquatique CRI à évaluer l’utilisation des chiens, en tant que support pour aider les interventions dans l’eau.

Une symbiose entre l’homme et l’animal

Les expériences acquises à l’étranger et les indications de divers experts sur l’utilisation des chiens ont été étudiées, retravaillées et intégrées puis passaient à l’expérimentation.  Celle-ci deviendra certainement une ligne directrice pour tous ceux qui utiliseront à l’avenir le chien en sauvetage aquatique. Les résultats sur le terrain après une brève période d’harmonie avec les unités opérationnelles ont confirmé que la combinaison de l’homme et du chien offre un support valable dans le sauvetage nautique.

La force et la ténacité du chien, liées à la confiance traditionnelle qui lui inspire, sont d’une grande aide dans la relation contre le danger, au-delà du simple geste de sauvetage. On a immédiatement fait remarquer que l’entraînement, le conducteur et le chien doivent être très soignés. La symbiose particulière qui lie l’homme et l’animal ne se forme qu’avec le temps, la constance et beaucoup de patience. Le travail d’entraînement est lent et progressif, il ne permet pas de sauts ou d’improvisations.

Le résultat optimal est au moins à ce jour, particulièrement lourd et coûteux à réaliser, mais de nombreuses innovations sont à l’étude. Certes, le CRI ne pense pas qu’il soit nécessaire d’entraîner les chiens à partir de l’hélicoptère, comme on le voit parfois dans les activités d’entraînement. Le chien doit suivre son instinct.

Médecine subaquatique, chien sauvetage aquatique, plongée sous-marine, Côte d'Azur, Patrick Hendry